Tropical beach

, ,

Crises au réveil de la sieste : symptômes et solutions pour l’enfant

Vous savez, ces moments où on va chercher notre petit bout avec un grand sourire, en pensant qu’il a bien récupéré pendant sa sieste, et là… c’est le drame ! Pleurs, cris, impossible de le consoler. On se demande vraiment ce qui se passe. Ces crises de larmes au réveil peuvent vraiment nous déstabiliser comme jeunes mamans. Mais rassurez-vous, on va tout vous expliquer pour mieux comprendre ce phénomène et vous donner des pistes concrètes pour l’accompagner au mieux.

Comprendre les troubles de l’éveil après la sieste

Alors, quand notre enfant se réveille en hurlant après sa sieste, il peut vivre ce qu’on appelle des troubles de l’éveil. C’est assez fréquent chez les petits, surtout avant 5 ans ! En fait, ces crises surviennent pendant une phase de sommeil lent profond, ce moment où l’enfant récupère vraiment de sa fatigue physique. Pendant ces épisodes, notre petit semble réveillé mais en réalité, il dort encore profondément.

Les éveils confusionnels, c’est un peu ça : notre enfant grogne, pleure intensément, s’agite et peut même sortir de son lit. Il nous repousse quand on cherche à le consoler et ne nous reconnaît tout simplement pas. C’est vraiment perturbant pour nous, mais il faut savoir qu’il est complètement inconscient de notre présence. Ces accès peuvent durer de quelques minutes à plus d’une heure, et le lendemain matin, il n’en aura aucun souvenir.

Ce qui différencie ces crises des cauchemars, c’est justement le moment où elles surviennent. Les cauchemars apparaissent plutôt en deuxième partie de nuit, après 3 heures du matin, pendant le sommeil paradoxal. Là, l’enfant est vraiment réveillé et peut raconter son rêve. Alors que pour les troubles de l’éveil, c’est plutôt juste après l’endormissement ou en début de nuit, moins de 3 heures après le coucher.

Caractéristiques Troubles de l’éveil Cauchemars
Moment de survenue Début de sieste ou première partie de nuit Deuxième partie de nuit
État de conscience Confus, endormi Éveillé, conscient
Intensité des symptômes Hurlements, agitation intense Appels, peur modérée
Souvenir le lendemain Aucun Se rappelle du rêve
Capacité à répondre Difficile, pas de réponse Facile, dialogue possible

Les facteurs qui favorisent ces crises sont nombreux : le stress, l’anxiété, la fièvre, une activité physique trop intense en fin de journée, trop de boisson avant la sieste, ou surtout un manque de sommeil chronique. D’ailleurs, dans 60 à 80% des cas, il existe des antécédents familiaux. Si vous ou votre conjoint avez eu ce genre d’épisodes enfant, il y a des chances que votre petit en ait aussi.

Comment réagir pendant une crise de larmes au réveil

Bon, maintenant qu’on comprend mieux ce qui se passe, parlons de la manière d’agir quand ça arrive. Et là, attention, notre réflexe naturel de vouloir consoler notre enfant n’est pas forcément le bon ! Je sais, c’est contre-intuitif, mais c’est vraiment important de comprendre ça.

Ce qu’il ne faut surtout pas faire, c’est essayer de réveiller notre enfant. Ça risque vraiment de le perturber encore plus et de prolonger la crise. Il ne faut pas non plus le prendre dans nos bras s’il se débat ou nous repousse. Les tentatives de réveil peuvent même entraîner des réactions agressives ou un réflexe d’échappement où l’enfant peut se mettre à courir ou devenir violent.

Alors que faire concrètement ? Voici nos conseils :

  • Rester à distance de manière discrète mais présente
  • Veiller simplement à ce qu’il ne se fasse pas mal
  • Observer toute la durée de la crise jusqu’à ce qu’il se rendorme paisiblement
  • Rester le plus calme possible, même si c’est difficile
  • Lui parler doucement depuis la porte pour l’apaiser, sans le toucher s’il refuse

La crise peut durer jusqu’à une heure ou une heure et demie dans certains cas. On peut lui parler depuis la porte de sa chambre pour vérifier s’il est vraiment réveillé. S’il répond, c’est qu’il émerge vraiment. Sinon, il peut simplement se recoucher et se rendormir tout seul. Et surtout, inutile de lui en reparler le lendemain matin puisqu’il n’en aura absolument aucun souvenir.

Pour sécuriser l’environnement, on peut éviter les lits en hauteur, protéger les coins de meubles, fermer les fenêtres avec des verrous bien placés, installer des barrières aux escaliers. L’objectif, c’est vraiment que notre enfant passe cette phase sans se blesser.

Les solutions à mettre en place au quotidien

Maintenant, parlons des actions concrètes qu’on peut mettre en place pendant la journée pour diminuer, voire faire disparaître ces crises. Parce que oui, on peut vraiment agir sur ces troubles de l’éveil en adaptant les rythmes de sommeil de notre petit !

La première chose à faire, et c’est vraiment fondamental, c’est de rétablir du sommeil de jour en beaucoup plus grande quantité. Si notre enfant a arrêté les siestes, on peut proposer à nouveau un temps de repos de 45 minutes minimum après le repas. Pour un plus petit qui fait déjà la sieste, on vise 2h30 de sieste. Ces crises sont souvent le signe d’une trop grande fatigue : l’enfant plonge dans un sommeil tellement profond qu’il a du mal à émerger correctement.

On peut aussi proposer un coucher du soir beaucoup plus tôt. Il faut avoir conscience que notre enfant est peut-être en grand manque de sommeil. Il a potentiellement besoin de nuits de 12, 13 ou même 14 heures s’il ne peut pas faire de siestes. Respecter un temps de sommeil régulier de jour comme de nuit peut diminuer considérablement les crises, voire les faire disparaître complètement.

Ensuite, on doit vraiment faire attention aux sources de stress. Les écrans, par exemple, c’est un vrai sujet ! On les diminue ou on les coupe, et on les met à distance du sommeil d’au moins 2 heures. On peut aussi parler avec notre enfant pour identifier des sources de stress qu’on ne connaîtrait pas : est-ce qu’un copain l’embête à l’école ? La maîtresse crie-t-elle beaucoup ? Il y a un nouveau petit chez la nounou ?

L’environnement de sommeil doit être rassurant. On met des objets familiers, on lui montre qu’il est en sécurité dans son lit. Le sommeil doit être enseigné comme un comportement positif, pas comme une séparation difficile ou un moment de conflit. Adopter un rythme régulier, se coucher et se lever à heures constantes, même le week-end, ça aide vraiment à réguler les hormones du sommeil.

Côté activités, on évite le sport intense le soir et les jeux qui sollicitent trop l’imagination. On privilégie plutôt des activités relaxantes : dessiner, peindre, jouer d’un instrument, cuisiner ensemble. L’alimentation aussi a son importance : manger léger le soir aide vraiment à un meilleur sommeil.

Quand demander de l’aide et les accompagnements possibles

Bon, maintenant vous vous demandez peut-être quand consulter un professionnel. Si les épisodes sont très fréquents, plus d’une fois par semaine, ou s’ils durent plus de dix minutes, il vaut mieux en parler à votre médecin. De même si vous avez des antécédents familiaux importants ou si votre enfant présente un réflexe d’échappement.

Le médecin va d’abord éliminer une éventuelle cause organique par un examen. Ces causes médicales sont rares, mais ça peut être une infection urinaire, une allergie, un syndrome d’apnées du sommeil ou même de l’épilepsie nocturne. Il peut aussi recommander de tenir un agenda du sommeil sur une quinzaine de jours pour noter les heures de coucher, le temps d’endormissement, les éveils nocturnes.

Dans l’immense majorité des cas, ces symptômes sont caractéristiques d’une phase évolutive de l’enfant et ne nécessitent pas d’inquiétude particulière. Ce trouble persiste rarement à l’adolescence. Il n’existe pas de traitement spécifique pour les troubles de l’éveil, ce trouble étant passager et se résolvant de lui-même.

Les thérapies comportementales peuvent être mises en place pour habituer l’enfant à son propre lit, diminuer la charge anxieuse associée à sa chambre et modifier certaines attitudes parentales. Les psychothérapies cognitives et comportementales sont intéressantes pour les enfants envahis par des pensées inquiétantes au moment du coucher.

Un traitement médicamenteux peut être prescrit pour les cas les plus sévères, quand les crises sont vraiment intenses ou fréquentes, mais on ne le propose que si les mesures comportementales n’ont pas suffi. Il existe aussi des solutions naturelles comme la phytothérapie ou l’homéopathie qui peuvent aider à apaiser l’enfant.

Voilà, vous avez maintenant toutes les clés pour comprendre et accompagner votre petit lors de ces moments difficiles. Rappelez-vous que pour lui, tout va bien, il dort profondément. Notre rôle est simplement de veiller à sa sécurité en restant calmes et de réajuster ses rythmes de sommeil pour que ces crises disparaissent progressivement.

MamanDoudouCalin

Fort de notre expérience personnelle et familiale, notre équipe de rédaction s'efforce de délivrer les meilleurs conseils et astuces pour améliorer l'environnement de votre/vos enfant(s) !

Laisser un commentaire